pub Tourisme Patrimoine | Visit Marche-en-Famenne
logo
Retour à Patrimoine

Confrérie du Matoufè

Patrimoine

Adresse

rue des Champs 47 6900 Waha

Téléphone

+32(0)473 77 11 35
Lire plus Réduire

L'ARISTOCRATIE DE LA BONNE HUMEUR On écrit "matoufè" ou "matoufèt". Qu'importe l'orthographe pourvu qu'on s'en régale. C'est à la Famenne que son nom est le plus étroitement lié. Cette préparation au demeurant délectable est émouvante par sa simplicité même. Parce que c'est sans doute à cette simplicité qu'elle doit d'abord de remonter au plus lointain passé et aussi d'être la compagne privilégiée de toutes les manifestations populaires. Fêtes carillonnées ou fêtes de famille, toutes les occasions sont bonnes pour se rassembler autour de ce véritable symbole de la convivialité et du plaisir d'être ensemble. Il n'y a pas de saison pour le matoufè et il est aussi présent dans les réjouissances estivales que par ces soirs d'hiver qui réunissent la famille ou les amis au coin du feu.

SARRAU PLISSÉ ET POMMEAU D'OEUF Retrouver ses racines, tel était le souci premier dans la création du costume. Ancienne cité de commerçants et d'artisans, Marche offrait le choix. N'avait-elle pas abrité des chapeliers qui fabriquaient le haut-de forme gris Epsom et en avaient exporté jusqu'à plus de quatre mille pièces par an au pays de Liège et vers Aix-la-Chapelle? Pourquoi ne pas faire revivre leur souvenir? Les bourgeois marchois du siècle dernier portaient volontiers le sarrau bleu, non pas le simple sarrau mais bien le plissé, qui les différenciait du petit peuple travailleur. Le dimanche, ils revêtaient la chemise blanche avec le col haut aux coins cassés, ornée d'une lavallière. Il n'en fallait pas plus pour que sarrau plissé, chemise blanche et lavallière retrouvent droit de cité. Comme il était de bon ton de faire référence à la cuisine, le pantalon choisi fut le pied-de-poule bleu et blanc du maître-queux. Toutefois, à l'usage il se révéla difficile à porter, non pas pendant les cérémonies mais bien à l'issue de celles-ci, quand les membres des autres confréries abandonnaient robes et simarres pour se retrouver "civils". Pour suivre le mouvement, il fallait aux Marchois troquer le pied-de-poule pour un autre froc. Ce qui impliquait parfois des débuts de strip-tease pour le moins cocasse. Un jour la sagesse l'emporta et le pantalon gris fit son apparition dans le costume. Les messieurs n'avaient pas oublié que leurs parents et grand-parents maniaient volontiers la canne. Celle qu'ils se choisirent est en bambou avec pommeau en forme d'oeuf. L'ensemble est complété de gants blancs. Les dames, elles aussi, ont modifié leur costume au cours de ces trente-cinq ans, adoptant la jupe longue grise, la blouse blanche et la cravate lavallière noire, le corselet de couleur, le chapeau Epsom et les gants blancs. Par temps frisquet, elles complètent l'ensemble d'une cape. PLAQUES ET CRAVATES Marche n'ayant abrité en ses murs ni dinandier ni postainier, le choix des insignes se révélait être vaste. Si pour orner la cravate de Seigneur, aux couleurs marchoises vert et blanc, la confrérie opta pour une médaille en métal de type conventionnel, par contre, pour ses membres effectifs, elle s'offrit une plaque en dinanderie reproduisant les principaux ingrédients nécessaires à la confection d'un vrai matoufè marchois : le cochon pour le lard, les épis de blé pour la farine, les oeufs, la louche de lait... Depuis peu, à l'intention des intronisés des confréries amies, des médailles de cuivre du même style sont frappées. PAIR NOBLE. GRAND MAÎTRE ET TIMBALE Membre du Conseil Noble des Confréries luxembourgeoises, la confrérie du matoufè, dès sa naissance, s'est structurée avec une hiérarchie conférant à tous ses membres des droits mais aussi des responsabilités que chacun a évidemment à coeur d'honorer. A la tête se trouve la Pairie Noble, charge assumée actuellement par M. Jacques Delferrière. La Pairie Noble a en charge la bonne marche de la confrérie dans son ensemble et doit veiller au maintien des traditions. La Grande Maîtrise a la responsabilité de la Fiefferie groupant les maîtres et les aspirants. Elle veille à la tenue des réunions, à assurer les représentations dans d'autres confréries et lors de diverses manifestations. Cette charge, confiée actuellement à M. Roger Antoine, est renouvelable tous les trois ans à la suite d'une élection à laquelle seuls les maîtres prennent part. La Maîtrise est composée de membres parmi lesquels le Maître de Gueule qui doit goûter le matoufè, le Maître d'Ost chargé de l'organisation des voyages... La Maîtrise est le moteur même de la confrérie. Les aspirants font également partie de la Fiefferie avec voix consultative seulement. Ce sont les derniers entrés qui accomplissent leur stage d'acceptation. La Timbale a en charge la présentation des impétrants lors des chapitres. Il est le porte-parole de la confrérie. La Grande Argentière veille à la situation financière de la confrérie. La Pairie se compose de quatre membres qui sont les conseillers du Grand Maître. La Garde-Notes a en charge la gestion administrative propre à un secrétariat. Le Conseil des Sages réunit les aînés, qui ont en charge de faire respecter la charte et les us et coutumes, l'organisation du chapitre annuel.

Renseignements

Contact

Dalcette Olivier

rue des Champs 47

6900 Waha

Tél +32(0)473 77 11 35
E-mail confrerie.matoufe@tvcablenet.be

En savoir plus

Confrérie Matoufè-photo groupe.jpg logo matoufè.jpg

Partagez l'article via

Recommandations

Partagez l'article via

Recommandations